L'efficacité d'une usine ne se décrète pas : elle se mesure. Avant tout investissement d'automatisation, la première étape consiste à instrumenter la ligne pour connaître le TRS réel et la nature exacte des pertes.
Vient ensuite la hiérarchisation : arrêts propres, micro-arrêts, non-qualité, changements de série. Dans la majorité des ateliers que nous auditons, les micro-arrêts pèsent plus lourd que les pannes majeures, alors qu'ils sont rarement enregistrés.
Automatiser un poste qui n'est pas le goulot ne change rien au débit global. L'ordre des chantiers compte donc autant que leur contenu : traiter le goulot, fiabiliser, puis étendre.
Enfin, la pérennité passe par les équipes : documentation à jour, formation opérateurs et maintenance de premier niveau. Un équipement performant mal approprié redevient un équipement moyen en six mois.
